—Je respire maintenant, je respire; ma tête se dégage, dit Martial en revenant tout à fait à lui.
Puis, comme s'il se fût alors seulement rappelé le service que sa maîtresse lui avait rendu, il s'écria avec une explosion de reconnaissance ineffable:
—Sans toi, j'étais mort, ma brave Louve.
—Bien, bien... comment te trouves-tu à cette heure?
—De mieux en mieux.
—Tu as faim?
—Non, je me sens trop faible. Ce qui m'a fait le plus souffrir, c'était le manque d'air. À la fin, j'étouffais, j'étouffais... c'était affreux.
—Et maintenant?
—Je revis, je sors du tombeau, et j'en sors grâce à toi!
—Mais tes mains, tes pauvres mains! Ces coupures!... Qu'est-ce qu'ils t'ont donc fait, mon Dieu?