—Encore! mais tu veux donc me ruiner, gredin?

—Comme vous voudrez, père Micou... n'en parlons plus... je demanderai au curieux si...

—Va donc pour le café, dit le receleur en l'interrompant. Mais que le diable t'emporte!... Maudit soit le jour où je t'ai connu!

—Mon vieux... moi c'est tout le contraire... dans ce moment, je suis ravi de vous connaître. Je vous vénère comme mon père nourricier.

—J'espère que tu n'as rien de plus à m'ordonner? reprit le père Micou avec amertume.

—Si... tu diras à ma mère et à ma sœur que, si j'ai tremblé quand on m'a arrêté, je ne tremble plus, et que je suis maintenant aussi déterminé qu'elles deux.

—Je leur dirai. Est-ce tout?

—Attendez donc. J'oubliais de vous demander deux paires de bas de laine bien chauds... vous ne voudriez pas que je m'enrhume, n'est-ce pas?

—Je voudrais que tu crèves!

—Merci, père Micou, ça sera pour plus tard; aujourd'hui j'aime autant autre chose... je veux la passer douce. Au moins si on me raccourcit comme mon père... j'aurai joui de la vie.