—Allons, Gildas, vous perdez la tête! Ouvrez cette porte.

—Mais, madame...

—Faites ce que je vous dis... Tenez, justement, il y a quelqu'un qui essaye d'entrer... Ouvrez donc cette porte...

—C'est cette enragée avec sa lettre,—pensa Gildas plus mort que vif.—Ah! pourquoi ai-je quitté ma tranquille petite ville d'Auray?...

Et il ouvrit la porte avec un grand battement de cœur; mais au lieu de voir apparaître la jeune fille avec sa lettre, il se trouva en face de M. Lebrenn et de son fils.


CHAPITRE VIII.

Comment M. Lebrenn, son fils, sa femme et sa fille, se montrent dignes de leur race.

Madame Lebrenn fut surprise et heureuse à la vue de son fils qu'elle n'attendait pas, le croyant à son École du commerce. Velléda embrassa tendrement son frère, tandis que le marchand serrait la main de sa femme.

Sacrovir Lebrenn, par son air résolu, semblait digne de porter le glorieux nom de son patron, l'un des plus grands patriotes gaulois dont l'histoire fasse mention.