--J'en crois votre assurance, chère Sampso... Je pars, heureux de votre affection de soeur et de l'amour d'Ellèn; heureux je reviendrai, surtout si j'ai pu marquer de nouveau à la face certain roi de ces écorcheurs franks, en reconnaissance de sa loyale hospitalité d'hier envers moi; mais me voici armé... un baiser à mon petit Aëlguen, et à cheval!...

Au moment où je me dirigeais vers la chambre de ma femme, Sampso m'arrêtant:

--Mon frère... et cette étrangère?

--Vous avez raison, Sampso, je l'oubliais.

J'avais, par prudence, enfermé Elwig; j'allai heurter à sa porte, et je lui dis:

--Veux-tu que j'entre chez toi?

Elle ne me répondit pas; inquiet de ce silence, j'ouvris la porte: je vis Elwig assise sur le bord de sa couche, son front entre ses mains. À mon aspect, elle jeta sur moi un regard farouche et resta muette. Je lui demandai:

--Le sommeil t'a-t-il calmée?

--Il n'est plus de sommeil pour moi...--m'a-t-elle brusquement répondu.--Riowag est mort!...

--Vers le milieu du jour, ma femme et ma soeur te conduiront auprès de Victoria la Grande; elle te traitera en amie... Je lui ai annoncé ton arrivée au camp.