—Mais...
—Un mot de plus, je te bâillonne.
M. Lugarto, accablé, laissa retomber sa tête sur sa poitrine...
—Écoute bien,—dit M. de Mortagne...—tu vas écrire à M. de Lancry que tu lui renvoies le faux qui peut le perdre: il m'est nécessaire qu'il croie que tu agis volontairement en lui rendant cette pièce, et que personne n'a été dans ton horrible confidence... Tu m'entends...
Un moment altérés, les traits de M. Lugarto reprirent peu à peu leur expression d'audace. Toujours agenouillé, il jeta un regard oblique sur M. de Mortagne et lui répondit:
—Vous me prenez pour un enfant, monsieur; vous pouvez me prendre ces papiers de force, mais je vous défie de m'obliger à écrire ce que vous voulez que j'écrive...
—Tu n'écriras pas?
—Non...
—Non?...
—Encore une fois non... non.