Sans lui répondre, ma tante sonna.
Servien parut.
—Servien, apportez ici vos grands ciseaux d'office.
—Oui, mademoiselle,—dit Servien.
Il sortit.
—Mademoiselle,—s'écria ma gouvernante avec énergie,—je ne suis qu'une pauvre domestique, vous êtes la maîtresse ici, mais je me ferais tuer plutôt que de laisser toucher aux cheveux de mon enfant.
Et ma gouvernante s'avança sur le lit pour m'arracher des mains de ma tante.
Félix, excité par ce mouvement, se jeta sur Blondeau et la mordit à la joue.
—Ah! la méchante bête!—s'écria-t-elle dans sa colère. Elle prit Félix par le cou et le jeta rudement au milieu du parquet.
Le chien poussa des cris lamentables; je sentis les ongles de ma tante s'enfoncer dans mon épaule nue.