CHAPITRE XII.
LA MORT.
Après avoir traversé un petit jardin inculte, rempli d'herbes, de ronces et du pierres, nous arrivâmes dans une espèce d'antichambre, puis dans une assez grande pièce humide, sombre, triste et meublée avec une parcimonie qui annonçait la détresse...
Là... se mourait Ursule...
Une vieille femme d'une figure repoussante et couverte presque de haillons lui servait de garde-malade.
Ma cousine la renvoya d'un signe dès qu'elle me vit.
Quel lugubre spectacle, mon Dieu!
Ursule, vêtue d'une robe noire, était étendue sur un canapé; un grand châle couvrait ses pieds et ses genoux. Elle semblait frissonner de froid... De l'une de ses mains elle étreignait convulsivement le coussin qui soutenait sa tête appesantie... De l'autre main elle écartait de son front pâle et glacé les boucles éparses de ses beaux cheveux bruns.
Son visage, affreusement maigri, était livide, ses grands yeux bleus presque éteints.
Lorsqu'elle me vit, son regard se ranima un peu; un douloureux sourire erra sur ses lèvres décolorées; elle joignit ses deux mains avec une expression de profonde reconnaissance.