—Je prierais le prince de te renvoyer en Allemagne avant le procès.... Il ne me refuserait pas cela.

—Marraine... je ne vous comprends pas. Pourquoi m'éloigner de vous lorsque tout le monde vous abandonnerait sans doute?

—Parce que ton attachement pour moi est connu... parce qu'il pourrait te faire paraître complice de crimes dont je suis pourtant innocente.

—Mais moi... je veux rester auprès de vous; tant mieux si l'on me croit votre complice.

—Mais moi, Iris, j'exigerais ton départ.... A tous les chagrins qui m'accablent, à tous ceux qui vont m'accabler encore, je ne voudrais pas joindre celui de te voir malheureuse.

Iris réfléchit un moment; sa maîtresse l'examinait avec attention; la jeune fille reprit froidement:

—Puisque le prince vous accuse, marraine, je vais aller le trouver et lui dire que je suis votre complice.... Ainsi, l'on ne me séparera pas de vous.

Paula fut effrayée: Iris était capable de cette démarche.

—Mais, malheureuse enfant! l'avouer ma complice, c'est te dire coupable... c'est m'accuser... c'est peut-être me pousser à l'échafaud!

—Eh bien, j'y monterai avec vous!