Comme il arrive toujours en pareil cas, les deux notations subsistèrent quelque temps l'une à côté de l'autre. Dans Benoît de Sainte-More, compatriote et contemporain de Wace (1160), on lit:
A Beauvais rout un cutelier,
Prisiez, sages de son mester;
Cil apareilla deus couteaux.
(Chron. des ducs de Normandie, II, 519.)
Si, comme le veut M. Ampère, l'u avait eu dès l'origine le même son qu'aujourd'hui, cette notation un n'eût jamais pu sonner on:
Alez, vous pri, au rei Othon;
Si li dites cum je l'semun…
(Benoît de Sainte-More, II, p. 97.)
«Comme je le semonds.»