(L'Homme entre ses deux âges.)

On ne manque pas de faire prononcer aux enfants tesse-tonant, comme aussi dans l'occasion fesse-toyer. Prononcez donc aussi esse-trange, tesse-te et fesse-te.

Les poëtes latins ne se faisaient aucun scrupule d'abattre l's et de maintenir la voyelle brève devant ces formes st, sp, sc, autorisés en cela de l'exemple des Grecs. Voyez plus haut (p. [38] et [39]) la preuve de ce fait.

T.

Les conventions d'autrefois par rapport au t final n'ont pas changé: il est toujours effacé.

Dans l'intérieur d'un mot, le t précédé d'une s l'emporte sur elle, et se fait seul sentir. Si la voyelle antécédente était un e, cet e prenait l'accent aigu, estrange, étrange.

V.

Jusqu'au milieu du XVIe siècle, l'u consonne, que nous appelons v, n'eut pas de figure distincte de celle de l'u voyelle. Ce fut Ramus qui s'avisa de lui attribuer un signe particulier. Avant Ramus, l'usage de la prononciation apprenait seul à en faire la différence.

Le v ne termine aucun mot; il n'a pas assez de résistance. Quand l'étymologie en fournissait un, l'on y substituait sa forte f.

L'u final était, selon l'occurrence du mot suivant, ou voyelle ou consonne.