Dans les plus vieux monuments de la langue française, par exemple dans Villehardoin, x à la fin d'un mot donne à la voyelle précédente a ou e, le son d'une diphthongue moderne composée avec cette voyelle et l'u. Ainsi Villehardoin met toujours des chevax, des vaissiax; c'est sans aucun doute chevaux, vaissiaux. L's n'aurait pas eu cette propriété. On rencontre, dans des écrits du XIIIe siècle, beax et loyax pêle-mêle avec la notation beaus et loyaus, qui s'établissait dès cette époque.
Dans la traduction inédite des Lettres d'Abélard par Jean de Meun, on lit à la page 6: «La parole que Ajaus disait.» Ajaus, parce que le latin s'écrit Ajax. Le scribe a figuré la prononciation de son temps.
Diex, Dieu:
Pardonne moi, biau sires Diex,
Car je sens que je deviens vieux.
Dans le fabliau d'Auberée la vielle maquerelle, Auberée raconte au mari dupé comment un jeune homme lui a confié, pour le raccommoder, un surcot dont il avait, dans une partie de plaisir, déchiré la fourrure d'écureuil:
Un vallet vint ci avant hier;
Por recoudre et por afaitier
Si me bailla un sien sercot,
Que rompu ot a un escot