Palsgrave. Introd. (non paginée).
[87] Pour peu que mon critique eût été de bonne foi, aurait-il pu s’y tromper en lisant ce que Bèze écrit dix lignes plus loin de la prononciation des Français, qu’elle est NULLO CONSONANTIUM CONCURSU CONFRAGOSA? D’où vient que ce texte que j’avais traduit, il a pris soin dans sa citation de l’écarter?
[88] Apparemment il faut lire Eclipsis. Je cite d’après mon adversaire.
[89] And if the thre consonantes come together, they ever leve two of the first unsounded, putting here, as I have said, no difference whether the consonantes thus come together in one worde alone, or the wordes do folowe one another; for many tymes theyr wordes ende in two consonantes, bycause they take awaye the last vowell of the latine tong, as corps, temps.
Id., ibid.
[90] Francorum enim ut ingenia valde mobilia sunt, ita quoque pronuntiatio celerrima est, nullo consonantium concursu confragosa, paucissimis longis syllabis retardata.... consonantibus (si dictionem aliquam terminarint) sic cohærentibus cum proximis vocibus a vocali incipientibus, ut integra interdum sententia haud secus quant si unicum esset vocabulum efferatur. (De recta Linguæ francicæ pronunt.)
[91] «S ante t et alias quasdam consonantes in media dictione raro ad plenum sed tantum tenuiter sonamus, et pronuntiando vel elidimus vel obscuramus, ad sermonis brevitatem.... Quem (sibilum) in quibusdam perfecte cum Græcis et Latinis servamus, ut domestique, phantastique, scholastique.... etc., forte quod hæc haud ita pridem a doctis in usum Gallorum ex fonte vel græco vel latino invecta sunt.» (Sylvius, p. 7.)
Pendant que je tiens Sylvius, je ne le laisserai point aller sans en tirer un autre témoignage. J’ai mis en principe que la consonne finale d’un mot était muette, et se réservait à sonner sur la voyelle initiale du mot suivant. (Des Var., p. 41.) C’était la conséquence rigoureuse de la règle des consonnes consécutives. M. Guessard, qui a nié la première règle, nie également la seconde. Je lui ai montré la première écrite dans Palsgrave; voici la seconde dans Sylvius:
«In fine quoque dictionis nec illam (s) nec cæteras consonantes eadem de causa (ad sermonis brevitatem) ad plenum sonamus; scribimus tantum, nisi aut vocalis sequetur, aut finis clausulæ sit, etc.» (P. 7.)
[92] Il était natif de Rouen, et curé de Meray. M. Guessard tire même de cette circonstance une allusion bien fine et bien malicieuse: «Mais, va dire M. Génin, que m’importe Fabri, un homme inconnu, un clerc, un curé? (car Fabri fut curé!)» (P. 203.) Cette épigramme dénonciatrice sent furieusement les bureaux de l’Univers, où M. Guessard compte des partisans et des admirateurs si chauds. Il est zélé pour eux, ils sont zélés pour lui; rien de plus juste.