On ne conçoit pas bien ce que c’est que les mains d’une tendresse, ni une tendresse qui prête les mains. Mais ici l’excuse de Molière peut être que prêter les mains est une locution reçue pour dire seconder, et qu’ainsi le sens particulier de chaque mot se perd dans le sens général de l’expression.

La même observation se reproduit sur ce vers:

Pourvu que votre cœur veuille donner les mains

Au dessein que j’ai fait de fuir tous les humains.

(Mis. V. 7.)

Les mains d’un cœur sont encore plus choquantes que les mains d’une tendresse.

—BRAS:

Un souris chargé de douceurs

Qui tend les bras à tout le monde.

(Psyché. I. 1.)