Le printemps fuit, hâtons-nous d’être heureux !
Vois-tu ces fleurs, ces fleurs qu’un doux zéphire
Va caressant de son souffle amoureux ?
En se fanant, elles semblent te dire :
L’hiver accourt, hâtez-vous d’être heureux !
Moments charmants d’amour et de tendresse,
Comme un éclair vous fuyez à nos yeux,
Et tous les jours perdus dans la tristesse
Nous sont comptés comme des jours heureux !
Remarquez : c’est précisément ce Verlaine amoureux qui convenait là, et dont on pourrait presque douter s’il parle à une amoureuse ou à la sainte Vierge. Remarquez encore que Reviens, pécheur, Vois-tu ces fleurs, et Voici des fleurs s’équivalent parfaitement. Et, qu’Apollon et Notre-Dame aussi bien me pardonnent ! le diable encore me souffle d’accorder le poème très payen de pauvre Lélian avec la musique de Méhul… à la dévotion à la Reine des Anges ! Ce n’est pas tout :