Je ne sais de qui est élève M. Paulus Cœsar Gariot, mais il est une des nombreuses victimes du professeur Flandrin. Le portrait est peint exactement d'après son procédé; c'est d'un élève, mais malgré la faiblesse, c'est la même chose. Les ordres du Jury sont rigoureusement exécutés et il refuse. Quand M. Paulus Cœsar lui dit avec raison:

...Quoi! ne m'avez-vous pas,
Vous-même,—ici,—tantôt,—ordonné, etc.

Le jury lui répond:

Hé! fallait-il en croire une amante insensée!

Il y a de quoi devenir fou. C'est à croire que les examinateurs, que les magistrats de la peinture et du dessin ne veulent plus rien du tout et qu'ils recommencent, sans cheveux, la guerre des chevelus désordonnés, des jeunes-France, des romantiques contre les faux classiques, tapant d'estoc et de taille sans savoir où, uniquement pour taper.

Mais au moins, quelques romantiques savaient ce qu'ils faisaient.

J'ai cité un petit article de M. Henri de la Madelène, concernant M. Signol. Voici un autre extrait non moins virulent et non moins juste du même auteur, sur M. Biard.

M. BIARD

«J'espère parler aujourd'hui de M. Biard pour la dernière fois de ma vie. Ce triste farceur, dont la popularité fut un moment si grande, perd décidément sa clientèle, et n'arrête plus personne devant ses toiles. Voilà un excellent symptôme de santé publique qui vaut bien la peine d'être signalé.

«J'ai souvent entendu comparer la peinture de M. Biard à la littérature de Paul de Kock, et cela m'a toujours paru souverainement injuste. Certes, l'auteur de la Pucelle de Belleville ne saurait être rangé parmi les classiques de la langue; mais on retrouve au milieu de sa banalité comme un dernier écho de verve gauloise. Paul de Kock est commun au possible, mais il est gai somme toute, et le Cocu nous a tous déridés.