L'autre peinture représente un vieillard qui ressemble au Temps, assis sur un débris de colonne. Il a fait des progrès depuis la Mythologie; il a un chapeau, des lunettes, des bottes à revers et une lyre; il fait au jury, sans doute, une grimace des plus grotesques.
Il est impossible que M. Paul Claparède, auteur de cette petite grisaille, ne l'ait pas conçue et peinte à la suite d'une absorption exagérée d'un hatchi inconnu, mais dont les effets doivent être gais.
M. Viel-Cazal est encore un peintre hardi, un vigoureux réaliste qui n'a pas plus peur du sujet que de la couleur.
Il a exposé un étude de Tête de cheval et un très-grand tableau, la Dernière heure, dont voici la légende:
«Un cheval vicieux, condamné pour cette raison à être abattu, et ayant déjà les crins coupés, cherche à s'échapper des mains des équarrisseurs, après avoir rompu ses entraves.»
La description n'est pas très-exacte.—Le cheval s'est échappé, il a même renversé, en s'échappant, l'un des équarrisseurs, et il enlève l'autre à ses naseaux ensanglantés; un boule-dogue s'élance à fond de train sur le cheval.
Ce tableau est très-vivant, très-vrai, peint largement; il méritait enfin de s'échapper des mains des jurés et de s'installer dans le salon de la liberté et de l'audace.
Une Dispute de jeu, par M. Thiery, est un tableau romantique qui aurait eu du succès en 1833; mais le succès ne prouve rien, et M. Thiery a fait une jolie peinture de cape et d'épée.
Holà! tavernier du diable! il ne s'agit pas d'apporter à boire! sus aux querelleurs! enlevez les cartes si leurs épées vous laissent faire, ou, vive Dieu! votre tonnelle enragée sera fermée avant le couvre-feu!
M. Allard Cambray a fait un beau Louis XI, à l'eau-forte, dans la superbe collection de M. Cadart; mais, hélas! Agés... hélas! il en a peint un bien faible. On voit qu'il s'est plus inspiré de la pâle chanson de Béranger que de l'histoire: