—Oh! je comprends ça! approuva Charlie.

—Et tu lui diras aussi que je t'aime bien, que je t'ai dit de le lui dire... Tu te souviendras, dis, mon petit Charlie?...

—Pour sûr! affirma l'enfant.

—Et toi, l'aimes-tu, ton ami Fav? insista Favierres.

—Pour sûr! réitéra Charlie en se serrant câlinement de toutes ses petites forces contre son grand ami. Pour sûr!

Favierres le gardait encore, l'embrassait encore, s'imprégnait encore les lèvres du goût de sa chair tiède et laiteuse.

—Non, vous savez, observa Charlie, faut vraiment que je m'en aille... Maman me gronderait!...

—Au revoir, mon vieux Charlie!...

—Au revoir, Fav!...

Il se haussait sur la pointe des pieds pour atteindre le haut bouton de la porte. Favierres vint à son secours, lui ouvrit et, par-dessus la rampe, il cria plusieurs fois: «Au revoir... Au revoir!...», jusqu'à ce que le béret de Charlie eût tout à fait disparu sous le noir corridor de l'entrée.