Elle se dégagea de l'étreinte qu'elle jugeait trop longue; et, après les premières paroles de sympathie, elle questionna posément:

—Est-ce vrai, mon cher maître, ce que vient de me dire Mlle Thérèse?

—Quoi donc? fit M. Raindal qui se tamponnait les yeux.

—Que vous ne voulez plus me revoir, que vous voulez rompre avec nous?...

Le maître ne répondit pas. Il s'écroulait derechef en un accès de sanglots.

—Pourquoi ne voulez-vous pas? insista Zozé, qui s'asseyait auprès de lui sur un tabouret bas.

—Parce que... sanglotait M. Raindal, sans pouvoir finir.

—Parce que quoi? reprit Zozé, l'aidant comme un collégien qui recule devant l'aveu... Parlez-moi franchement... Ne suis-je pas votre amie?...

Il la contemplait avidement de ses yeux luisants où les larmes avivaient un lacis de veinules rouges, et il exhala plutôt qu'il ne dit:

—Parce que mon affection pour vous a pris un tour... un tour fâcheux, un tour hélas! excessif, j'oserai dire un tour coupable...