«Autres œuvres faites pour une Justice de nouvel faite près de la grande Justice, outre Paris:

«A Jean du Mont et Urbain Riant, charpentiers, pour avoir fait une Justice qui servira tandis qu’on remettra à point la grande Justice de la bonne ville de Paris, laquelle Justice est faite de quatre pans de bois, de quatre potiaux cormiers, chacun de trois toises et demie de haut, etc. Une eschelle pour ladite Justice de quatre toises ou environ: payé ausdits charpentiers, pour lever peines seulement, fournitures de chables et engins pour lever ladite Justice, douze livres parisis; le Roy ayant fourni la charpente.

«A ____ maçon, pour avoir ouvré et besogné de leur mestier depuis le 27 mars 1416, en la Justice nouvellement ordonnée être faite outre Saint-Laurent, hors Paris, sur une petite montagne près de l’ancienne Justice, etc.» (T. III, p. 273.)

«Audit Jean Tiphaine la somme de 24 sols parisis, pour sa peine et salaire d’avoir, au mois de novembre dernier passé, dépendu et enterré les corps morts de ceux qui avoient été exécutés au petit gibet de bois qui avoit été fait près de la grande Justice, et lequel petit gibet, après ce que les corps ont été ainsi dépendus et enterrés, a été démoli et abbatu, pour ce que la grande Justice a été refaite et remise à point.» (T. III, p. 278.)

Dans les Comptes de l’année 1458, on trouve encore: «Œuvres et réparations faites à cause d’un nouveau gibet fait outre la paroisse Saint-Laurent, appelé le gibet de Montigny.—Ledit gibet naguères fait de neuf près de la grande Justice de Paris, etc.» (T. III, p. 359.)

Et enfin: «Une petite Justice, faite de neuf, près la Justice de Montfaucon, le lundy septiesme février 1485. Est fait mention de la Justice nommée de Montigny, dont les pierres furent employées à faire ladite nouvelle Justice, etc.—Et fut aussi un gibet joignant le grand gibet, qui est en danger de choir et tomber de jour en jour, etc.» (T. III, p. 475 et 476.)

[17] Loyseau, p. 8.

[18] A propos de cette expression, il nous a paru curieux de réunir ici, sous les yeux du lecteur, la plupart des équivalents populaires concernant la potence et ses victimes. Pour cela nous n’avons eu qu’à puiser à pleines mains dans l’ouvrage de M. Francisque Michel, Etudes de philologie comparée sur l’argot (1856, in-8).

Mettre à la bise:

Se n’eusse eu mon assez
De Liétard tôt à ma devise,
Ge l’féisse mettre à la bise...
J’avoie si la chose emprise
Qu’enz el bois le féisse prendre,
Et à un chesne moult haut pendre.
(Le Roman du Renart, t. II, p. 301, v. 17,790.)