LE ROUGE DU SANG S'ÉCOULE
TOUJOURS EN MOI
Parmi l'herbe le temps joue
nu-pieds.
La lampe palpite en larmes de soir.
Toujours en moi s'écoule le rouge du sang,
et les questions déambulent, leurs langues tirées
comme vipères, prêtes à mordre.
Le ciel dort tel un matou
son museau posé sur ses pattes.
La lampe palpite en larmes de soir.
Toujours en moi s'écoule le rouge du sang.
Et les questions déambulent, leurs langues tirées
comme vipères, prêtes à mordre.
LES HAUTEURS EN AIGLES CROISSENT
Fragiles perce-neige
de sous la glace attirent
le printemps,
éclatent
les sources-de-l'univers,
et dans un petit zéphyr
sourires aux lèvres
moi je me tatoue.
Les douces grues cendrées apportent sur leurs ailes
la chaleur,
les hauteurs
en aigles croissent,
et les monts de leurs cimes
déchirent, l'azur.