—Ah!… voilà!…

—Vous devez le savoir.

—Si je le savais, monsieur le vicomte comprendra que je ne devrais pas le dire. En affaires, la discrétion est indispensable pour réussir.

—En affaires?… comment? Ah! oui, j'entends… les affaires de l'agence que vous voulez monter, dit Servon avec une légère grimace de dégoût. Vous ferez commerce de renseignements et vous ne les donnerez pas pour rien.

—Monsieur le vicomte devine tout.

—Eh! bien… j'ai l'habitude de payer ce que j'achète. Faites votre prix.

—Oh! je m'en rapporterai toujours à la générosité de monsieur, le vicomte… et du reste, pour le moment, j'ai si peu de chose à lui vendre que ce n'est pas la peine de traiter.

Le drôle disait: traiter, comme s'il se fût agi de signer une convention diplomatique.

—Si monsieur le vicomte avait intérêt à être renseigné sur ce faux marquis et sur ses rapports avec madame de Ganges, je me mettrais en campagne et je me ferais fort de lui procurer toutes les informations dont il aurait besoin.

—Très bien. Je vous rémunérerai largement.