—C'était la marquise.
—Alors, parbleu! toi qui la connaissais, tu aurais dû m'avertir qu'elle était si farouche.
—J'ai fait tout ce que j'ai pu pour t'empêcher de l'aborder. Tu n'as pas voulu m'écouter. Mais, à ce moment-là, je ne la connaissais pas du tout. C'est après… bien après… quand tu étais déjà parti avec tes noceuses. C'est alors seulement que je l'ai revue et que j'ai eu avec elle une conversation…
—Ah! je te reconnais bien!… tu fais tes coups à la sourdine, toi… tu as attendu que je ne sois plus là pour me couper l'herbe sous le pied… je m'en moque, mais je tiens à te dire qu'on ne se conduit pas comme ça quand on pose pour le parfait gentleman.
—Laisse-moi donc parler… Je ne songeais pas à te supplanter.
—Mais tu y es arrivé tout de même… sans t'en douter… je comprends que tu te sois laissé aller… Une marquise, c'est ton rêve depuis que je te connais… et la première que tu as trouvée par hasard, tu ne l'as pas manquée.
—Tu raisonnes à faux, car au moment où elle m'a adressé la parole, je ne me doutais pas du tout qu'elle était marquise. Je la prenais même pour une grande cocotte.
—Et c'est une illumination d'en haut qui t'a fait apercevoir sous son chapeau une couronne de marquise!
—C'est plus tard que j'ai su qui elle était… et je l'ai su par hasard… c'est-à-dire…
—Ne patauge donc pas dans les blagues…