Ils avaient annoncé l'intention de parcourir le quartier Latin, en quête de leurs anciens souvenirs, et cette tournée rétrospective les retiendrait probablement plusieurs heures.

Mieux valait que Paul attendît au lendemain pour leur faire son rapport.

Et comme il éprouvait le besoin de confier ses peines à un ami, il songea aussitôt à se rendre chez Mirande et à lui dire tout ce qu'il avait sur le cœur.

Il cherchait des yeux une voiture, lorsqu'il vit venir à lui le vicomte de Servon.

Ce gentilhomme arrivait du côté des Champs-Elysées et il avait tout l'air d'aller faire une visite à la marquise.

Il l'avait à peu près annoncée, la veille, cette visite, en causant avec
Paul, au café Soufflot, et il était tout naturel qu'il la fît.

Paul aurait voulu l'éviter, car il n'était pas disposé à le prendre pour confident; mais le vicomte l'avait aperçu de très loin et Paul n'avait plus le temps de se dérober.

Ils s'abordèrent poliment et le premier mot de M. de Servon fut:

—Vous venez de voir madame de Ganges, je suppose?

—Je n'ai pas été reçu, répondit évasivement Cormier. Peut-être, monsieur, serez-vous plus heureux que moi.