Paul, ainsi renseigné, poussa plus loin sur la terrasse, dans la direction de la Pépinière, afin de s'assurer que Mirande ne se promenait pas de ce côté-là.

Il ne le rencontra point et il rebroussa chemin, dans l'intention de revenir à son point de départ et d'y rester.

Ce n'était pas dimanche et le temps n'était pas très sûr. Il y avait peu de monde sur la terrasse: quelques femmes assises, par ci, par là, sur des chaises.

Paul, avant de revenir sur ses pas, se mit à les passer en revue, et resta pétrifié en apercevant la marquise de Ganges.

Elle s'était assise à la place qu'elle occupait déjà le jour où il l'avait rencontrée pour la première fois, au bout de la terrasse du côté de l'allée de l'Observatoire, adossée au piédestal d'une statue—la même—et absolument seule.

Elle ne voyait pas Paul Cormier, et elle ne l'avait pas remarqué lorsqu'il avait passé devant elle, pas plus qu'il ne l'avait remarquée.

Ce n'était pas elle qu'il cherchait, c'était Mirande et le petit garçon.

Mais il suffit qu'il aperçût madame de Ganges pour qu'il oubliât ce qu'il était venu faire au Luxembourg.

Il la retrouvait enfin, cette marquise introuvable qui faisait dire par ses gens qu'elle avait quitté Paris.

L'occasion était belle pour lui demander une explication qu'elle lui devait bien et il alla droit à elle, résolu à en finir et à ne pas la ménager.