(Bibl. Nationale)

crimes de haute trahison et des attentats contre la sûreté de l’Etat, qui seront définis par la Loi.»

Or, quoique cette définition par la loi ne soit pas encore, à ce que l’on m’a dit, un travail tout à fait terminé, les crimes, pour lesquels les prisonniers seront jugés, paraissent quelque chose de si semblable à de la haute trahison, que la première partie de l’article peut s’appliquer à eux.

«GARRRE A VOUS, GUERRRDINS DE RRRÉPUBLICAINS»

(Extrait du Charivari, 1835)

Pour les journaux, les pamphlets, et les publications républicaines de toutes sortes, la détention et le procès sont une violation scandaleuse des droits nouvellement acquis par «la jeune France»; et ils disent, ils jurent même qu’aucun roi couronné, aucun pair, aucun ministre, n’avait encore osé jusqu’ici prendre une décision tyrannique à ce point.

Tout ce que l’infortuné Louis XVI fit jamais ou permit de faire, tout ce que Charles X le banni projeta, tout cela n’a jamais indigné autant que cet acte sans nom que le roi Louis-Philippe Iᵉʳ est sur le point de perpétrer.

Enfin, l’horrible chose a été baptisée et elle s’appelle: le Procès Monstre. Cet heureux nom m’évitera un flot de paroles inutiles. Avant que l’on eût trouvé cette appellation expressive, chaque paragraphe où il était question du procès commençait par une vaste description de la terrible affaire; maintenant toute éloquence préliminaire est devenue inutile: Procès Monstre! simplement, Procès Monstre! ces deux mots expriment d’abord ce qu’on veut dire, et ce qui suit n’est plus que nouvelles et récits.

Ces nouvelles et ces récits, d’ailleurs, varient considérablement et nous laissent fort inquiets sur ce qui va arriver. Celui-là affirme que Paris peut d’un moment à