DE LA MANIÈRE DE FAIRE L’AMOUR A L’ANGLAISE.—ANECDOTE.
Il arrive parfois que l’on se trouve engagée dans la conversation la plus franche sans avoir eu la moindre intention, en commençant, de faire ou de recevoir des confidences.
Cela m’arriva ces jours derniers, en faisant une visite à une dame que je n’avais vue que deux fois encore et avec laquelle je n’avais pas échangé douze paroles. Mais nous nous trouvâmes à peu près en tête en tête et nous nous lançâmes, je ne saurais dire à quel propos, dans une causerie sans réserve sur les particularités de nos nations respectives.
Mᵐᵉ B... n’est jamais allée en Angleterre, mais elle m’assura que son désir de visiter notre pays était aussi fort que la passion de la découverte qui fit quitter son «home» à Robinson Crusoë pour visiter les...
«Sauvages, dis-je, finissant la phrase pour elle.
—Non, non, non! pour voir tout ce qu’il y a de plus curieux en ce monde.»
Ces mots «plus curieux» me semblèrent bizarres et je le lui dis en lui demandant si elle les appliquait aux musées ou aux naturels.
MÉNAGE ANGLAIS
(Par Th. Guérin) (Coll. J. B.)