Mais toi, comme donnant un ordre à ce cœur, tu t'en jouais, le rappelant sans cesse, le relançant, le reprenant encore, le renvoyant jusqu'à ce que te restât la victoire au milieu des applaudissements.
TIRUZTAYA
Je bercerai ton cœur dans ce hamac d'osier où roule la pelote afin qu'un jour, auprès de notre couche nuptiale, j'y berce aussi nos petits.
LÔRÉA
Ne me fais point rougir, ô Tiruztaya!
TIRUZTAYA
Comment te ferais-je rougir puisque, déjà, tu es rose? Mais si tu veux à moi-même voiler ton teint d'églantine, laisse mon front se rapprocher du tien jusqu'à ce que je n'y voie plus.
LÔRÉA
Attends encore, Tiruztaya.
C'est dans le front que les jeunes filles cachent leur pensée la plus pure.