Sonnet en vers alexandrins.

Si vostre noble Esprit (qui à la Republique
Aporte utilité, honeur, et ornement)
Quelque fois reposer laisse tacitement
Le secret des thresors, ou vostre estat s'applique,

Je vous supply de voir cest oeuvre poetique,
Lequel je vous consacre, & dedie humblement,
Ou pourrez recevoir quelque soulagement,
Pource qu'il est extraict d'un Philosophe antique.

J'ay un certain espoir, O Seigneur honorable,
Que dessous vostre nom il sera agreable,
A tout oeil clair voyant de la posterité,

Et mon cueur s'esjouist d'une telle esperance,
Ou peuples successeurs auront la cognoissance
Du grand merite deu à vostre auctorité.

Les Divins Oracles de Zoroastre, ancien Philosophe Grec.

Il fault qu'a ce ton sens diligemment pourvoye
De cognoistre & scavoir de ton ame la voye,
Et entendre le lieu duquel elle provient,
Aussi quelque action donner au corps convient.

A l'ordre noble & sainct, d'ou tu es descendu,
Soit par toy de rechef ton Esprit estendu,
Et tousjours elevé, joignant à tel office
Des mots saincts et sacrez le divin sacrifice.

D'un si sage & meur sens ta vie soit pourveue,
Que soubmise ne soit encontre bas ta veue:
Car la cheute est en Terre, avec vice infini,
Tirant du lieu qui est de sept conduicts muni,
Soubs lequel, pour certain, le siege est limité
D'une non variable, et grand necessité.

Ton corps qui est mortel, et vaisseau faict de terre,
Sera mangé de vers qui luy feront la guerre.