Note 146:[ (retour) ] Chef (vient d'émir).
Note 147:[ (retour) ] Les ailes ne sont pas fixes mais semblent un produit de l'industrie des yébem.
Ils vécurent ainsi quelques années ensemble et Sakaye eut de la yébem trois enfants droits «comme un chemin»[148] tous les trois et jolis comme des verroteries.
Note 148:[ (retour) ] La comparaison ayant été maintenue par le conteur malgré mon incompréhension manifestée. (Les chemins indigènes ne sont rien moins que droits), je la transcris telle quelle. Noter les diverses comparaisons des contes indigènes: le port d'un rônier; joli comme des verroteries, etc.
Malgré la joie qu'elle ressentait d'être mère, la yébem n'avait pas le coeur satisfait. Elle aspirait à la montagne.
Une nuit, pendant que ses enfants et son mari dormaient, elle se transforma en souris et, par un petit trou, se glissa dans le magasin de son beau-père. Elle y reprit ses ailes et se les fixa aux épaules; puis elle revint chercher ses enfants, les cacha sous ses ailes et prenant son essor, elle regagna sa chère montagne.
Conté par AMADOU BA, élève rimâdio
de l'école de Bandiagara, 1912.
Interprété par SAMAKO NIEMBÉLÉ,
dit SAMBA TARAORÉ.