ÉCLAIRCISSEMENTS.

Ce conte a quelques vagues rapports avec la légende allemande mise en opéra par Scribe: Le lac des fées; (conte de Musoeus: Le voile enlevé).

Voir également, contes inédits des Mille et une Nuits: Histoire de Djamasp et de la reine des serpents, tome I, pp. 209. Histoire de Hassan de Bassra.

Voir, même ouvrage, même conte, p. 194, le travail qu'accomplit Hassan sur la montagne pour le compte du vieillard qui l'y fait porter par un rokh.

V

L'AVARE ET L'ÉTRANGER

(Haoussa).

Il y avait un homme d'une avarice extrême qui quitta son village et s'en alla habiter à l'écart, tant il craignait que des étrangers ne vinssent lui demander l'hospitalité et partager avec lui son touho (couscouss). On n'ignorait pas dans le pays que jamais il n'avait offert à manger à quelqu'un et qu'il ne remettait jamais à sa femme le mil nécessaire pour leur nourriture qu'après l'avoir soigneusement mesuré par poignées.

Un étranger entendit railler sa ladrerie: «Aujourd'hui, affirma-t-il, je vais manger du touho de l'avare».