Le remède indiqué à un blessé, par l'entretien d'animaux qui ne soupçonnent pas sa présence. Cf. Déro et ses frères—Les 2 Ntyi, et Grimm: Die beide Wanderer—Der treue Johannes.
L'apparent déshérité tirant parti de son maigre lot.—Cf. Les 2 Ntyi et Die 3 Gluckskinder (Grimm) où le héros s'enrichit en vendant un chat dans un pays où il est inconnu et où foisonnent les souris.
L'enfant promis à un génie (de l'eau dans la plupart des cas), promesse qui n'est pas tenue: Cf. Die Nixe im Teich et Das Moedchen ohne Hoende (Grimm).
Les signes pour se faire reconnaître comme le vainqueur du monstre. Le vainqueur laisse sur place ses sandales et ses bracelets (Le boa du puits—Samba Guénâdio Diêgui); son couteau (Les 2 Ntyi); son chien (B.-F. Samba Poul); ou emporte un morceau de la bête (la peau du caïman, la langue du lion) Samba Guénâdio—Die 2 Bruder (Grimm).
Dans le conte de Hammadi Diammaro, ce dernier use d'un moyen analogue pour confondre les imposteurs.
Le sabre destiné à un héros qui, seul, pourra s'en emparer.—Cf. B.-F. Faveurs accordées aux nouveaux convertis et Légende de Siegmund.
L'association de héros merveilleusement doués que j'ai signalée comme un des thèmes favoris des conteurs noirs est aussi un procédé commun aux littératures germanique et indigène.
Le langage des animaux devenu intelligible grâce a un aliment-talisman.—Cf. Le lièvre et le dioula et Die weisse Schlange (Grimm). Cf. également l'apologue de début des 1001 Nuits: L'âne, le boeuf et le cultivateur. Dans tous ces contes, il en coûte la vie à qui, détenteur de ce secret, se laisserait aller à le révéler.
La danse irrésistible par l'effet de certaine chanson ou d'un air joué sur un instrument magique. Cf. Le joli fils du roi et Der Jude im Dorn (Grimm).—Das blaue Licht (Andersen).
La révélation par quelqu'un du procédé grâce auquel on viendra à bout de lui. Voir Amadou Kêkédiourou.—Ntyi vainqueur du boa.—Der Mann ohne Herz (Bechstein).—Contes des Gow.—Le prince qui ne veut pas d'une femme niassée, etc. Cette révélation est souvent interrompue dans les contes indigènes; d'où le salut de l'imprudent trop expansif.