Nous nous ferions hacher plutôt que de nous laisser imposer une telle combinaison; et nous l'imposons aux autres!
Dialogue.
—Mais, enfin, cet ordre de choses que vous critiquez a prévalu pendant des siècles.
—C'est vrai; mais il a fini par révolter les Romains.
—Ne me parlez pas des Romains. Ce sont des brigands, des assassins, des hommes dégénérés, sans courage, sans vertu, sans bonne foi, sans lumières; et je ne puis comprendre que vous preniez leur parti contre le Saint-Père.
—Et moi, je ne puis comprendre que vous preniez le parti d'une institution qui a fait un peuple tel que vous le décrivez.
Le monde est plein d'honnêtes gens qui voudraient être catholiques et ne le peuvent pas. Hélas! c'est à peine s'ils osent le paraître.
Et ne pouvant pas être catholiques, ils ne sont rien. Ils ont au cœur une racine de foi; mais ils n'ont pas de foi. Ils soupirent après une religion, et n'ont pas de religion.
Ce qu'il y a de pire, c'est que cette désertion s'accroît tous les jours; elle pousse tous les hommes hors de l'Église, à commencer par les plus éclairés.
Ainsi la foi s'éteint sans que rien la remplace; et ceux mêmes qui, par politique, ou effrayés de l'avenir, défendent la religion, n'ont pas de religion.—À tout homme que j'entends déclamer en faveur du catholicisme, j'adresse cette question: «Vous confessez-vous?»—Et il baisse la tête.