Certes, c'est là un état de choses qui n'est pas naturel.
Quelle en est la cause?
Je le dirai franchement: selon moi, elle est tout entière dans l'union des deux puissances sur la même tête.
Dès le moment que le clergé a le pouvoir politique, la religion devient pour lui un instrument politique. Le clergé ne sert plus la religion; c'est la religion qui sert le clergé.
Et bientôt le pays est couvert d'institutions dont le but, religieux en apparence, est intéressé en fait.
Et la religion est profanée.
Et nul ne veut jouer ce rôle ridicule de laisser exploiter jusqu'à sa conscience.
Et le peuple repousse ce qu'il y a en elle de vrai avec ce qui s'y est mêlé de faux.
Et alors le temps est venu où le prêtre a beau crier: «Soyez dévots,» on ne veut pas même être pieux.
Supposons que les deux puissances fussent séparées.