— Dis-moi, ta maman, est-ce qu’elle est triste quelquefois ?

— Oh ! non. Elle dit qu’elle est contente, puisqu’elle nous a, nous deux Berthe. Et grand’mère lui dit comme ça que maintenant elle est bien tranquille.

— Ah ! Et qu’est-ce qu’elle répond, ta mère ?

— Elle dit oui… Où c’est qu’il faut que je vous mène, Monsieur ?

— Elle dit oui… Elle dit oui… »

L’homme, un peu pâle et la figure crispée, avait baissé la tête.

« Elle est tranquille, il faut que je la laisse tranquille… Je lui en ai assez fait endurer dans le temps… Plus tard, puisqu’elle est restée libre, quand ça sera fini, si j’en reviens, on verra… »

— Où c’est qu’il faut que je vous mène, Monsieur ? répéta, en le tirant par la main, la petite fille, qui avait hâte de retourner jouer.

Il eut encore une brève hésitation, puis dit simplement :

— Montre-moi le chemin qui conduit au bourg, il faut que je reprenne mon train.