— Monsieur !
— Hein ? fit l’Homme sauvage.
— Monsieur, dit le docteur Volière, je désire aller avec vous dans votre île du Pacifique. Je souhaite étudier la faune, la flore et la pomone de ces contrées australes. Et puis vous me semblez un galant homme et vos procédés d’hygiène m’intéressent. Je serais flatté d’être votre compagnon.
— Cela me fera plaisir, dit l’Homme sauvage.
— Merci, répondit M. Volière, alors que l’on me déterre et que le gypaète cesse de me couver, cela me donne la migraine.
La chose eut lieu tout de suite. Je suis encore frappé de stupeur par une telle demande de la part d’un homme que j’avais toujours tenu pour posé et raisonnable. Je crains bien, que, à force de le couver, le vautour n’ait rendu fou l’honorable vice-président du Comité d’hygiène. Cependant l’Homme sauvage reprit sa dictée.
5. — M. le docteur Volière restera aussi. Il désire qu’on lui fasse tenir dans le plus bref délai tous ses instruments et appareils, ainsi que sa garde-robe complète.
— Qu’on n’oublie pas les faux-cols, remarqua le docteur à demi déterré.
J’ajoutai cette remarque et l’ultimatum prit fin sur les deux articles suivants :
6. — Le télégramme ci-joint devra être transmis immédiatement à son adresse.