— Entrez ! dit une voix féminine.

Il entra et recula, terrifié. Dans la chambre en désordre, une jeune personne, nue, debout devant la glace de la cheminée, se coiffait.

— Qu’est-ce que c’est ? demanda-t-elle sans se déranger.

— Mademoiselle Caro ? bégaya Cruchette, les yeux baissés.

— Elle n’habite plus ici depuis dimanche. Elle est avec Bordin, un potard, à l’hôtel Printemps, près de Cluny, dit la jeune personne.

Elle regarda Cruchette dans la glace et ajouta aimablement :

— Ça ne fait rien, entre tout de même, va !

— Non… non… C’est elle-même… Je vous demande pardon, madame !…

Cruchette s’enfuit. Il se retrouva, en proie à de vives émotions, dans la rue.

Il alla à l’hôtel Printemps où on lui indiqua la chambre de Bordin. Celui-ci, seul et tout habillé, dormait d’un lourd sommeil que Cruchette, malgré son inexpérience, attribua à l’ivresse. Réveillé avec peine, il se répandit en grossières injures, jurant d’écraser la tête de quiconque oserait lui parler de la méprisable petite grue qui l’avait lâché, dès la nuit de lundi, pour un être infâme habitant rue Cujas et se nommant Sivel.