Dans une délicieuse bonbonnière émaillée il choisit la plus grosse pilule et l’avala. Il s’allongea sur les coussins.
— Et vous ? demanda-t-il.
— Plus tard, dit-elle, je suis lasse.
Il sourit. Il prit une guitare et en tira quelques accords dont parut ravi l’avorton chevelu, qui gesticula des pieds.
Un temps passa. L’adolescent coassa quelques vers sans suite. L’homme par terre alluma un parfum.
Tout à coup, Civel se dressa.
— Qu’est-ce que j’ai ?… (Sa voix était effarée.) Il me semble… ma langue est sèche… dans l’estomac… une chaleur…
— C’est le haschisch, dit la jeune femme avec douceur.
— Le haschisch… Comment, le haschisch ?
— Oui. Il est bon, n’est-ce pas ? C’est du tout frais que j’ai mis, au lieu de vos anciennes pilules, dans la bonbonnière que vous avez bien voulu accepter… J’ai même eu beaucoup de peine à me le procurer…