Mergan revint le surlendemain matin, apportant une lettre du consul Hansal, écrite en allemand et en arabe.

En voici la teneur:

Cher ami Slatin bey!

Vos lettres me sont parvenues; je vous prie de vous rencontrer avec moi au tabia Regheb Bey (fort d’Omm Derman). Il faut que je m’entretienne avec vous sur les démarches nécessaires pour vous sauver. Après quoi, nous vous laisserons retourner auprès de vos amis, sans retard.

Mes meilleures salutations

Votre

Hansal.

Accompagné de Mergan, je me présentai aussitôt devant le Mahdi, lui remis la lettre en lui expliquant que celle qui était écrite en arabe n’était que la traduction exacte de l’autre.

Il en prit connaissance et me demanda si j’étais disposé à me rendre à l’invitation qui m’était faite. Je lui déclarai vouloir suivre sa volonté, étant prêt à chaque instant à le servir et à lui être agréable.