[183] M. de Nesselrode.
[184] Le 26 octobre, le prince de Metternich, le comte et la comtesse de Lieven partaient d'Aix-la-Chapelle pour une excursion à Spa. Faisaient également partie du voyage: M. et Mme de Nesselrode, M. de Steigentesch, le comte Zichy, le comte de Lebzeltern, le prince de Hesse et M. de Floret. Les voyageurs passèrent à Spa la nuit du 26 au 27 et étaient de retour le 27 à 8 heures du soir à Aix. Il se pourrait que, contrairement à ce qui est dit dans cette lettre, cette excursion ait eu lieu les 25 et 26 octobre et non les 26 et 27. Dans une lettre à sa famille, datée du 27 octobre, le prince dit: «J'ai fait avant-hier une excursion à Spa, etc...». Si cette dernière lettre est bien datée, le prince, en écrivant à Mme de Lieven, se serait trompé d'un jour, ce qui est excusable à un mois d'intervalle. Noter cependant que dans le cours de sa correspondance, il revient plusieurs fois sur la date du 26 (Voir lettre précédente et Mémoires du prince de Metternich, t. III, p. 129).
[185] Le personnage désigné par cette initiale et dont il sera souvent question dans le cours de cette correspondance est Philippe Neumann, né à Vienne vers 1778. Il avait débuté dans la carrière diplomatique à Paris auprès du prince de Metternich. En 1818, il était secrétaire de l'ambassade d'Autriche à Londres. Il y devint ensuite conseiller, prit en 1824 une part importante aux négociations entre le Portugal et le Brésil et fut chargé d'une mission spéciale dans ce dernier pays en 1826. Il fut créé baron en 1830 et épousa Augusta Sommerset, fille de Henry, duc de Beaufort, dont il devint veuf le 15 juin 1850 (Wurzbach, Biographisches Lexikon des Kaiserthums Oesterreich, t. XX, p. 291.—Oettinger, Moniteur des Dates).—En marge d'une lettre de Mme de Lieven à Metternich, en date du 3 septembre 1819, interceptée par le gouvernement français et publiée par M. Ernest Daudet dans la Revue Hebdomadaire du 4 août 1899, une note de la police dit que «Neumann passe pour être le fils naturel du prince de Metternich». Or Neumann était né vers 1778 et Metternich en 1773.
[186] Peut-être Lady Castlereagh. Lord et Lady Castlereagh, venant d'Aix, étaient arrivés le 26 novembre à Bruxelles où ils étaient descendus à l'Hôtel Wellington. Ils y restèrent jusqu'au 1er décembre. Le 3 décembre ils arrivaient à Paris à l'hôtel de la légation d'Angleterre, rue du Faubourg-Saint-Honoré (Moniteur universel du 1er décembre 1818, no 335, p. 1401 et du 5 décembre, no 339, p. 1420).—Le ménage Castlereagh était très uni (Mémoires de la comtesse de Boigne, t. II, p. 216).
[187] Ficquelmont (Charles-Louis, comte De), né à Dieuze (Lorraine) le 23 mars 1777. Servit d'abord la France dans le Royal-Allemand et entra en 1793 dans l'armée autrichienne où il parvint au grade de général de cavalerie. Ambassadeur d'Autriche à la Cour de Suède (septembre 1815-mai 1820), à Florence, à Naples, à Saint-Pétersbourg, enfin ministre d'État et chef de la section de la guerre au département des affaires étrangères (1840). Après la révolution de 1848, il reçut le ministère de la maison de l'Empereur et des affaires étrangères (18 mars 1848) qu'il occupa jusqu'à la retraite de Kolowrath. Il mourut à Vienne le 6 avril 1857 (Allgemeine Deutsche Biographie Leipzig Duncker und Humblot, 1875-1900, t. VII, p. 1).
[188] Le prince de Hardenberg (voir Mémoires du prince de Metternich, t. III, p. 132).—Hardenberg (Charles-Auguste, comte puis prince DE), né le 31 mars 1750 à Essenrode. D'abord ministre du Hanovre en Hollande, il passa au service du duc de Brunswick puis à celui du margrave d'Anspach et Bayreuth, enfin à celui de la Prusse. Chancelier après la retraite d'Haugwitz (1803), il dut abandonner ces fonctions le 24 avril 1806, mais les reprit le 6 juin 1810. Créé prince le 3 juin 1814, mort à Gênes le 26 novembre 1822 (Allgemeine Deutsche Biographie, t. X, p. 572).
[189] Madame de Lieven était née le 17 décembre 1785 à Riga, c'est-à-dire douze ans, sept mois et deux jours après le prince de Metternich.
[190] Au moment de la naissance du prince Clément de Metternich, son père n'était pas encore ministre de l'Empereur. Il ne fut envoyé en cette qualité auprès des Cours électorales de Trèves et de Cologne, que le 28 février 1774. En 1773, le comte Franz-Georg était, depuis 1768, au service de l'électeur de Trèves.
[191] Le père du prince de Metternich avait été, en 1791, nommé ministre plénipotentiaire près le gouvernement général des Pays-Bas autrichiens à Bruxelles. Le jeune Clément, depuis 1791, faisait ses études de droit à Mayence et il passait les vacances dans sa famille. Il dut interrompre ses études au milieu de l'année 1793 et revint à Bruxelles, qu'il quitta au printemps de 1794 pour faire un voyage en Angleterre (Mémoires du prince de Metternich, t. I, p. 13 et s.).
[192] Il s'agit probablement ici de Marie-Constance de Lamoignon, née à Paris le 14 février 1774, morte à Paris le 30 avril 1823, mariée le 30 avril 1788 à F. P. B. Nompar de Caumont, duc de la Force (19 novembre 1772-28 mars 1854) (De Brotonne, Les sénateurs du Consulat et de l'Empire. Paris, Charavay, 1895, in-8o, p. 237.—Voir Souvenirs et Fragments du marquis de Bouillé, t. II, p. 45).