[205] George-Auguste-Frédéric, prince de Galles, duc de Cornwall et Rotsay, comte de Chester, né le 12 août 1762, déclaré régent pendant la démence de son père, le 5 février 1811, devint roi d'Angleterre sous le nom de George IV, le 29 janvier 1820 et mourut le 25 juin 1830 (Dictionary of National Biography, t. XXI, p. 192).—Mme de Lieven passait pour avoir été, avec tant d'autres, la maîtresse de ce prince.
[206] De la reine Victoria qui naquit, à Kensington-Palace, le 24 mai 1819.
[207] M. de Floret.
[208] Metternich à sa femme. Donauwerth, 6 décembre: «Bon Dieu! tout ce qui est mort chez nous! J'ai appris toutes ces catastrophes d'une manière qui serait plaisante, si elle portait sur un autre sujet. J'ai vu à Coblentz le comte d'Eltz,.. je lui demandai des nouvelles de Vienne; j'en avais manqué depuis plus de huit jours, car mes lettres m'attendaient à Francfort. «On a coupé la jambe à Jean Palffy, me dit-il, mais son frère est encore plus à plaindre, car il perd une partie de son corps après l'autre dans son voyage d'Italie.—C'est affreux, lui dis-je.—Oui, deux jours avant la mort du comte de Wallis.—Comment, il est mort?—On a enterré le comte de Kuefstein.—Comment! lui aussi!—Et l'on a administré le maréchal Colloredo; son frère, le maréchal Wenzel est à l'agonie.» Je l'ai prié de se taire, car il avait l'air de ne pas avoir tout dit.» (Mémoires du prince de Metternich, t. III, p. 133).
[209] Wallis (Joseph, comte DE), baron Carighmain, né à Prague, d'une famille irlandaise le 31 août 1767. Président de la cour d'appel de Prague (1805), gouverneur de la Moravie (1er janvier 1805), président de la Cour impériale (1810), ministre des finances la même année. Mort d'une attaque d'apoplexie, à Vienne, le 18 novembre 1818 (Allgemeine Deutsche Biographie, t. XL, p. 751.—Œttinger, Moniteur des dates).—«La réduction du papier monnaie au cinquième fut son ouvrage et froissa pour le moment toutes les fortunes: mais il est reconnu que le mal consistait dans la trop grande abondance de ces papiers. Il fallait nécessairement frapper ceux qui les tenaient en main...» (Moniteur universel du 5 décembre 1818, no 339, p. 1417).
[210] Burdett (Sir Francis), né en 1770, député au Parlement dès 1796 et de 1807 jusqu'à sa mort, qui eut lieu le 23 janvier 1844. Il fut le champion de la liberté de parole. Député radical, longtemps seul représentant de ce parti aux Communes, il faisait en 1818, et depuis son entrée à la Chambre, une opposition très vive aux cabinets qui se succédaient et en particulier à Lord Castlereagh (Dictionary of National Biography, vol. VII, p. 296.—Ch. Seignobos, Histoire politique de l'Europe contemporaine. Paris, Colin, 1897, in-8o, p. 28).
[211] Whitbread (Samuel), né en 1758. D'abord brasseur, son mariage en 1789 avec la sœur de Charles, depuis comte Grey, le fit entrer dans la vie politique et il fut élu, en 1790, au Parlement, où il siègea jusqu'à sa mort. Partisan de la paix avec la France, il fut l'adversaire de Pitt et de Castlereagh. Whitbread se suicida, en se coupant la gorge, le 6 juillet 1815 (Dictionary of National Biography, t. LXI, p. 25).
[212] Le prince de Metternich à sa fille Marie. Vienne, ce 17 décembre. «Maman vous mandera la plaisante erreur que j'ai commise à mon début, où je pris Léontine pour Herminie. Je lui ai demandé des nouvelles de sa jambe; elle m'a cru en démence. Elle était couchée dans sa nouvelle chambre, à la place de sa sœur; je l'ai trouvée inconcevablement grandie, mais n'importe. Les pensées fourchent quelquefois comme la langue, et l'on n'en sort plus» (Mémoires du prince de Metternich, t. III, p. 134).
[213] «Quoique le temps ne soit pas tout à fait propice, une grande partie de la population de notre ville était en mouvement ce matin pour voir arriver l'empereur Alexandre; Sa Majesté avait expressément recommandé le plus grand incognito. Mgr le prince héréditaire s'est rendu seul au-devant d'elle jusqu'aux barrières du Tabor... Notre souverain, qui était légèrement indisposé, a reçu S. M. l'empereur de Russie, dans l'intérieur des appartements, à la grande galerie qui aboutit à l'antichambre de la garde noble allemande.» (Moniteur universel du jeudi 24 décembre 1818, no 358. Correspondance de Vienne du 12 décembre, p. 1494).
[214] M. de Metternich fait probablement allusion à la princesse Léopoldine, femme du prince Maurice de Liechtenstein, dont Mme de Lieven était jalouse.