[224] Zichy (Marie-Wilhelmine, dite Molly, Ferraris, comtesse), née le 3 septembre 1780, morte le 25 janvier 1866. Elle avait épousé, le 6 mai 1799, le comte François Zichy (25 juin 1777-6 octobre 1839) dont elle eut onze enfants. L'une de ses filles, Mélanie, fut la troisième femme du prince de Metternich, qui l'épousa le 30 janvier 1831 (Strobl von Ravelsberg, Metternich und seine Zeit, t. I, p. 48, tableau généalogique de la maison de Zichy.—Œttinger, Moniteur des dates).
[225] Stuart (Sir Charles), né le 2 janvier 1779. Chargé d'affaires adjoint d'Angleterre à Madrid (1808). Envoyé en Portugal, il y fut créé comte de Machico et marquis d'Angra en 1810. Ministre à la Haye (1815-1816), ambassadeur à Paris (1816-1830), à Saint-Pétersbourg (1841-1845). Créé baron Stuart de Rothesay, le 22 janvier 1828, il mourut le 6 novembre 1845 (Dictionary of National Biography, t. LV, p. 75).
[226] Très probablement Wellington.—Wellington (Arthur Wellesley, premier duc DE), le vainqueur de Waterloo, né à Dublin le 29 avril 1769. De juillet 1815 au 21 novembre 1818, il fut commandant en chef des armées d'occupation en France. Il était l'un des plénipotentiaires anglais au Congrès d'Aix-la-Chapelle. Il entra au cabinet comme commandant général de l'artillerie le 26 décembre 1818. Après avoir été premier ministre puis secrétaire des affaires étrangères dans les deux cabinets Peel, il mourut le 14 septembre 1852 à Walmer-Castle (Dictionary of National Biography, t. LX, p. 170).—Wellington se trouvait à Paris en même temps que Mme de Lieven. Il rentra à Londres le 21 décembre 1818 (Moniteur universel du lundi 28 décembre 1818, no 362, p. 1506).
[227] Wellington venait de quitter sa position de commandant de l'armée d'occupation en France. Il allait être nommé à Londres commandant général de l'artillerie.
[228] Le prince de Metternich avait formé le projet d'aller passer quelques jours à Paris en quittant Bruxelles. Il y aurait retrouvé Mme de Lieven. Le voyage de l'empereur Alexandre à Vienne et la nécessité pour le prince d'être présent dans cette ville pendant le séjour du Tsar empêchèrent ce projet d'aboutir. Metternich dut revenir directement en Autriche. A sa femme, dans une lettre du 11 novembre, écrite à Aix, il donne une autre explication de l'abandon du voyage à Paris: «Je ne pourrais y rester que quatre ou cinq jours, qui seraient pris entre tous les princes et ministres, et je ne trouve pas qu'il y ait un motif raisonnable pour aller s'embarquer de gaieté de cœur dans une pareille galère.» (Mémoires, t. III, p. 130).—Il ne pouvait évidemment dire cette dernière phrase à Mme de Lieven.
[229] Dans les derniers jours de décembre, M. et Mme de Lieven quittèrent Paris et la France pour revenir en Angleterre.
[230] Jersey (Sarah-Sophia Fane, comtesse DE), née en 1783, fille aînée de John Fane, comte de Westmoreland. Elle épousa, à Gretna Green, le 23 mai 1804, George Child-Villiers, Ve comte de Jersey et VIIIe vicomte Grandison (19 août 1773-3 octobre 1839). Lady Jersey mourut en 1867. Cette charmante femme exerça une influence considérable sur la société et le monde politique de Londres. Elle fut, sur ce terrain, la rivale de Mme de Lieven. Son salon était surtout fréquenté par les tories. Elle offrit un asile à Lord Byron, à Middleton Park en 1814-1815 (Dictionary of national Biography, t. LVIII, p. 346).
[231] Auersperg (Gabrielle-Marie, princesse D'), née le 19 juillet 1793, fille de François-Joseph-Maximilien-Ferdinand de Lobkowitz, épouse, le 23 septembre 1811, Vincent, prince d'Auersperg (9 juin 1790-16 février 1812), morte à Vienne le 11 mai 1863 (Almanach de Gotha, 1820, 1849 et 1868.—Wurzbach, Biographisches Lexikon des Kaiserthums Oesterreich, t. XV, tableau généalogique.—Œttinger, Moniteur des dates).
[232] Ouvaroff (Fédor Petrovitch, comte), né le 11 avril 1773 (vieux style). Général de cavalerie, aide de camp général de l'empereur de Russie, membre du conseil de l'Empire et chef du corps des chevaliers-gardes. Mort en décembre 1824.—Ouvaroff était arrivé à Vienne le 10 décembre 1818, précédant de deux jours l'empereur Alexandre (Recueil de la Société impériale d'histoire de Russie, t. LXII, p. 369.—Moniteur universel du 23 décembre 1818, no 357, p. 1489).
[233] Ce détail permet de penser que Lady C. est Lady Castlereagh qui était toujours entourée de chiens. Mme de Boigne dit qu'elle avait un goût très vif pour les bijoux: «Toutefois, il était dominé par celui de la campagne, des fleurs, des oiseaux, des chiens et des animaux de toute espèce... Parmi tous ses chiens, elle possédait un bull-dog. Il se jeta un jour sur un petit épagneul qu'il s'apprêtait à étrangler lorsque Lord Castlereagh interposa sa médiation. Il fut cruellement mordu à la jambe et surtout à la main. Il fallut du secours pour faire lâcher prise au bull-dog, qui écumait de colère. Lady Castlereagh survint; son premier soin fut de caresser le chien, de le calmer. Les bruits de rage ne tardèrent pas à circuler; elle n'eut jamais l'air de les avoir entendus. Le bull-dog ne quittait pas la chambre où Lord Castlereagh était horriblement souffrant de douleurs qui attaquèrent ses nerfs... Ce n'est qu'au bout de quatre mois, quand Lord Castlereagh fut complètement guéri, que, d'elle-même, elle se débarrassa du chien, que jusque-là elle avait comblé de soins et de caresses» (Mémoires de Mme de Boigne, t. II, p. 215 et 217).