[250] La duchesse de Sagan.—Voir lettre du [5 janvier 1819].

[251] Esterhazy de Galantha (Paul-Antoine, prince), né le 10 mars 1786, fils aîné du prince Nicolas et de la princesse Marie de Liechtenstein. Secrétaire de légation à Londres (10 mai 1806), puis à Paris pendant l'ambassade du prince de Metternich. Ministre d'Autriche à Dresde (1810-novembre 1813). Ambassadeur d'Autriche à Londres (28 août 1815), il jouit dans ce poste de la pleine confiance de George IV. Il resta à Londres jusqu'en 1842. Ministre dans le premier ministère hongrois (1848), il donna sa démission au mois d'août de la même année. En 1856, il fut envoyé à Moscou comme ambassadeur extraordinaire pour assister au couronnement de l'Empereur. Criblé de dettes, bien qu'il fût le chef de la famille la plus riche en propriétés foncières de l'Autriche, devant plus de 24 millions, il fut déclaré insolvable et mourut à Ratisbonne le 21 mai 1866.

Il avait épousé, le 18 juin 1812, Marie-Thérèse, princesse de Thurn et Taxis, née le 6 juillet 1794, morte en 1876, nièce de la reine Louise de Prusse et de la reine Frédérique de Hanovre. Ce mariage le faisait allié de la famille royale d'Angleterre (Allgemeine Deutsche Biographie, t. VI, p. 388.—Wurzbach, Biographisches Lexikon des Kaiserthums Œsterreich, t. IV, p.105 (beaucoup de dates fausses).—Œttinger, Moniteur des dates.—Strobl von Ravelsberg, Metternich und seine Zeit, p. 166 et 200).

[252] Schœnfeld (Louis, comte de), chambellan de l'empereur d'Autriche, accompagna ce souverain au Congrès d'Aix-la-Chapelle, à la suite duquel il alla à Paris (Mémoires du prince de Metternich, t. III, p. 155).—Il mourut le 19 août 1826.

[253] La comtesse Joseph Esterhazy, fille aînée du prince de Metternich.

[254] «Vienne, 6 janvier.—Lord Stewart, ambassadeur d'Angleterre, est parti pour Londres, où il veut assister aux débats du procès qui s'est élevé relativement à son mariage avec miss Vane-Tempest. On ne doute pas que le jugement ne soit favorable à Son Excellence, qui reviendra aussitôt à son poste.» (Moniteur universel du lundi 18 janvier 1819, no 18, p. 69).

Ch. Stewart avait rencontré en Angleterre, l'été précédent, Frances-Anne Vane-Tempest, alors âgée de dix-neuf ans, qui était non seulement l'une des plus riches héritières, mais aussi l'une des plus jolies jeunes filles de la société de Londres. Elle était encore à ce moment pupille de la Cour de Chancellerie (a ward in Chancery). Comme Ch. Stewart n'avait qu'une fortune de cadet et les appointements de ses fonctions d'ambassadeur, la tutrice donnée à miss Vane par la Cour de Chancellerie s'opposa d'abord au mariage. La question dut être tranchée par la Chambre des Lords (Sir Archibald Alison, Lives of Lord Castlereagh and Sir Charles Stewart, t. III, p. 213).

[255] Intaille, pierre dure gravée en creux.—Soufre, moulage en soufre.

[256] Pichler (Luigi), graveur sur pierres et médailles, né à Rome en 1773, originaire du Tyrol, étudia à Rome et s'y établit. En 1808, il vint à Vienne et fut présenté à l'empereur François. En 1818, Metternich l'y appela de nouveau comme professeur à l'Académie, avec mission de reproduire en spath-fluor les plus belles gemmes du cabinet impérial. Il mourut à Rome le 13 mars 1854 (Allgemeine Deutsche Biographie, t. XXVI, p. 105).

[257] Voir p. [35].