[321] Le premier voyage de Metternich en Angleterre date de 1794. Le prince avait alors 21 ans et non 18.

[322] Le marquis de Rivière, ambassadeur de France, au duc de Richelieu, Constantinople, 10 octobre 1818: «Mirza-Abdul-Hassan-Khan, qui a rempli avec succès en 1810 une mission diplomatique importante à la cour de Londres et qui, en 1814, 1815 et 1816, a résidé à Saint-Pétersbourg, est arrivé à Constantinople le 26 septembre. Ce personnage se rend de nouveau à Londres par l'Autriche et la France, et il est également chargé de missions pour les cours de Vienne et de Paris.

«Cet ambassadeur est un homme réellement distingué. Il parle fort aisément l'anglais et le russe. Il connaît les intérêts des puissances européennes, surtout les affaires de l'Inde, où il a fait un long séjour. Il a un esprit pénétrant, beaucoup de dignité dans sa conduite, et une élévation d'idées peu commune chez ses compatriotes. Possesseur d'une fortune considérable et comblé des bienfaits de Feth-Ali-Chah, il est encore traité par son maître d'une manière toute royale... Sa mission a essentiellement pour but de connaître l'état des affaires de l'Europe, et celui de la France en particulier, à laquelle la cour de Perse paraît conserver une sorte de prédilection. Il aura aussi à régler avec le ministère anglais quelques affaires d'un haut intérêt... Cet ambassadeur a eu l'honneur d'être présenté à Sa Majesté (Louis XVIII) à Hartwell et il ne parle du roi et de son auguste famille qu'en termes convenables.» (Archives du ministère des Affaires étrangères. Turquie, Correspondance. Vol. 231, fo 207 recto.)

Du même au même. Constantinople, 25 novembre 1818: «Mirza-Abdul-Hassan-Khan... a quitté Constantinople le 21, se dirigeant sur Vienne, où il espère trouver les deux empereurs de retour d'Aix-la-Chapelle. Tout le monde s'accorde à dire beaucoup de bien de son caractère, de son esprit distingué et de sa noble conduite... Mirza-Abdul-Hassan-Khan est accompagné de quatorze personnes en tout... Mirza-Abdul-Hassan-Khan est très instruit dans les langues persane, arabe et indienne, il parle aussi fort aisément le turc, l'anglais et le russe. Il souhaitait d'être accompagné d'un Français de mon choix, pour apprendre notre langue pendant le voyage, mais j'ai laissé tomber cette proposition, afin d'éviter quelques inconvénients» (Ibid., fo 245).

Mirza-Abdul-Hassan-Khan est l'auteur d'un ouvrage intitulé Haïrat-Namâ ou Livre des Merveilles, qui contient un long récit des voyages du khan aux Indes, en Turquie, Russie, Angleterre, etc. (Beale, An Oriental Biographical Dictionary, Londres, 1894).

[323] «Il n'est pas possible de voir un personnage plus taquin et plus épineux que Mirza-Abdul-Hassan-Khan chicanant sur toutes les étiquettes, avare, mais fin, rempli d'esprit, et connaissant parfaitement les usages européens, car il a passé trois ans à Saint-Pétersbourg et quatre ans à Londres.» (Souvenirs de la baronne du Montet, 1785-1866, p. 183).

[324] «Nous avons été, avec Mmes de Chotek et de Kolowrath, voir la célèbre beauté circassienne, l'esclave favorite de Mirza-Abdul-Hassan-Khan. Les noirs chargés de sa garde ont fait beaucoup de difficultés pour nous admettre. Enfin, les portes se sont ouvertes et, à notre grande surprise, nous avons vu une femme sans beauté, plutôt petite que grande, assez maigre, peau très jaune, cils et sourcils noirs, beaux grands yeux noirs, cheveux noirs et malpropres, sur lesquels elle avait jeté quelques chiffons et de vieilles fleurs artificielles fanées et flétries, apparemment pour se donner une apparence de parure. Elle était vêtue à l'européenne, d'une vilaine petite robe, éraillée, de mousseline jaune.» (Souvenirs de la baronne du Montet, p. 184.)

[325] Voir p. [41].

[326] Harrowby (Susan Leveson-Gower, Lady). Elle était la fille du premier marquis de Stafford. Elle avait épousé, le 30 juillet 1795, Dudley Ryder, premier comte d'Harrowby et vicomte Sandon, né à Londres, le 22 décembre 1762. Sous-secrétaire d'État pour les affaires étrangères (1789), secrétaire d'État pour les affaires étrangères (1804), démissionnaire la même année, ce dernier fut envoyé sur le continent pour négocier une coalition générale contre Napoléon, mais Austerlitz mit fin à sa mission; président du bureau du contrôle des Indes (1809), ministre sans portefeuille jusqu'en 1812, ministre président du conseil (1812-1827), il mourut le 26 décembre 1847. Lady Harrowby était morte avant lui, le 26 mai 1838 (Dictionary of National Biography, t. L, p. 44).—Greville la dit supérieure à toutes les femmes qu'il ait jamais connues.

[327] Staël-Holstein (Anne-Louise-Germaine Necker, baronne DE), née à Paris le 22 avril 1766, épousa le 14 janvier 1786 le baron de Staël qui mourut à Poligny le 9 mai 1802. Elle-même mourut le 14 juillet 1817, à Paris.