Au cours d'un voyage en Allemagne, Mme de Staël était arrivée à Berlin en mars 1804; elle y resta jusqu'au moment où elle fut rappelée à Coppet par la mort de son père, en novembre 1804. M. de Metternich était ambassadeur auprès de la cour de Prusse depuis le 3 janvier 1803. C'est donc à cette période, mars-novembre 1804, que le prince fait allusion dans les lignes qui suivent.
[328] Moniteur universel du 21 février 1819, no 52, p. 213. «Vienne, ce 6 février.—L'ambassadeur de Perse, Mirza-Abdul-Hassan-Khan eut hier une audience solennelle du prince de Metternich. Elle dura un quart d'heure; M. de Hammer y servit d'interprète. Cet ambassadeur fera demain son entrée solennelle; il y avait eu quelques difficultés relatives à l'étiquette, mais le prince de Metternich les a aplanies. La garnison formera une double haie. L'ambassadeur se rend directement au château pour avoir une audience de l'Empereur.»
Mme du Montet (Souvenirs, p. 183) donne quelques détails sur cette dernière audience: «Il a appelé l'Impératrice la supérieure du sérail dans son discours d'audience. Elle était précisément entourée le jour de sa réception des plus respectables dames du palais, vieilles et laides. Ces étranges étrangers ont fort diverti les élégants, mais il semble qu'ils nous trouvaient plus barbares qu'eux.»
[329] Feth-Ali-Chah (1797-1834).
[330] Il y a un chemin qui conduit du cœur au cœur.
[331] Traduction littérale: atelier du vizirat et de la majesté; ordre du ministère et de la grandeur; renfort de l'honneur et de la magnificence; garant des affaires du monde; ordonnateur des événements; vizir béni dont le jugement a une force pénétrante qui égale celle de Jupiter (Jupiter la planète); digne et révérendissime, puissant et glorieux, ferme et persévérant, sérénissime vizir et émir; le plus magnifique, le plus magnanime, le plus digne, le plus considéré, le plus excellent, le plus aimé, le plus chéri; exemple des grands vizirs chrétiens; modèle des grands qui croient en Jésus; ami, le meilleur, le plus bienveillant Prince de Metternich, grand vizir de la haute cour allemande.
[332] Après que les joues de cette fiancée par lettre sont ornées de la rougeur de rose de souhaits amicaux, ce qui suit est évident et clair à l'intelligence pénétrante de la haute personne citée.
[333] Nom que l'on donne au ministre des affaires étrangères de Turquie. L'Almanach royal de 1819 dit que le Reiss-effendi était alors Seyda-effendi; mais ce personnage avait été remplacé avant le mois d'août 1818 par Mouhammed-Salyh-effendi, dit Djanib-effendi. C'est ce dernier qui était en fonctions en janvier et février 1819 (Archives du ministère des Affaires étrangères). Turquie, Correspondance. Vol. 231, p. 181. Traduction de la liste officielle des promotions et confirmations des grandes charges civiles et militaires publiée, suivant l'usage, le quatrième jour de la lune de Chawal 1233 (6 août 1818).
[335] Bourg situé à 7 kilomètres au S.-S.-E. de Neresheim et près duquel se trouve le château de Trugenhofen, propriété de la famille de Tour et Taxis.