Mme de Lieven devait se lier plus tard avec Mme Apponyi, lors de l'ambassade de M. Apponyi à Londres. Elle retrouva ses amis à Paris. L'une de ses nièces, fille du comte Alexandre de Benckendorf, épousa le fils de l'ambassadeur d'Autriche.
[383] Dillon (Édouard, comte), né «en Angleterre vers l'an 1750 sans que l'on puisse déterminer la ville et l'époque, de Robert Dillon et de Marie Disconson» d'après un acte de notoriété qu'il se fit délivrer le 3 juillet 1819. Toutefois, sur ses états de service, il est dit: «né le 21 juin 1750, d'après sa déclaration». Page du roi en la Grande Écurie (1766), sous-lieutenant de carabiniers (20 avril 1768), sous-aide major (20 février 1774), rang de capitaine dans Royal-Allemand-Cavalerie (17 avril 1774), capitaine commandant d'une compagnie de mestre de camp dans le régiment des Carabiniers (2 juillet 1774). Réformé à la formation de 1776. Rang de colonel, 29 décembre 1777. Attaché en qualité de colonel au régiment d'infanterie de Dillon (21 mars 1779), mestre de camp commandant le régiment de Provence ci-devant Blaisois (13 avril 1780). Quitta le corps en juillet 1791. Servit pendant l'émigration dans le régiment de Dillon, dont le roi l'avait nommé colonel propriétaire, et obtint le rang de lieutenant-général le 23 août 1814, suivit le roi à Gand en 1815, fut nommé lieutenant-général titulaire pour tenir rang du 1er juillet 1815, retraité le 20 février 1820. Très en faveur à la cour de Marie-Antoinette, il y était connu sous le nom de «Beau Dillon». Mme de Boigne dit de lui qu'il était très beau, très fat, très à la mode». Pendant la Restauration, il avait été nommé ministre de France à Dresde en 1816 et il passa de ce poste à celui de Florence en 1818. Il fut, en 1821, nommé premier maître de la garde-robe de Monsieur, et mourut en 1839. Il avait épousé en 1777 Fanny, fille de Sir Robert Harland, «une créole de la Martinique», dit Mme de Boigne. Édouard Dillon était l'oncle maternel de cette dernière (Archives administratives du ministère de la guerre.—Mémoires de Mme de Boigne, t. I, p. 194.—Dictionary of National Biography, t. XV, p. 82).
[384] Burghersh (Priscilla Wellesley-Pole, Lady), femme du ministre d'Angleterre à Florence. (Voir p. [253].) Née le 13 mars 1793, elle était la fille de William Wellesley-Pole et la petite-fille de l'amiral John Forbes. Elle se maria le 26 juin 1811. Lady Burghersh était une artiste distinguée à laquelle sont dus plusieurs portraits remarquables, entre autres celui de la comtesse de Mornington. Elle mourut à Londres le 18 février 1879 (Dictionary of National Biography, t. XVIII, p. 179).
[385] Frédéric-Guillaume III fut en effet épris de Georgine Dillon, fille d'Édouard. C'était, d'après Mme de Boigne, une «jeune personne charmante de figure et de caractère». Le roi lui proposa de l'épouser et de la créer duchesse de Brandebourg, mais elle refusa, malgré le désir de ses parents de voir ce mariage se conclure. Mme de Boigne, dans ses Mémoires (t. II, p. 309), raconte l'histoire de ce projet. C'est à la suite de l'échec de celui-ci que Dillon obtint sa mutation de Dresde à Florence (1818). Georgine Dillon épousa le comte Karolyi. Mme du Montet fait d'elle ce portrait: «Mme de Karoly serait extrêmement jolie, sans la fixité de son regard. Le prince de Ruffo, à cause de sa pâleur et de ce regard, l'appelle «un ange mort» (Souvenirs de la baronne du Montet, p. 221).—Georgine Dillon était née le 10 mai 1799 et mourut le 3 mai 1827 (communication de M. le vicomte Révérend).
[386] Femme du ministre de Russie à Florence, Nicolas Fédorovitch Khitroff ou Hitroff, général-major, ministre plénipotentiaire auprès du grand-duc de Toscane de 1816 à 1819 (Recueil de la Société impériale d'histoire de Russie, t. LXII, Liste alphabétique, etc.—Moniteur universel, 4 octobre 1816, no 278, p. 118).
[388] Hunt (Henry). Homme politique et agitateur anglais, né le 6 novembre 1773, qui, à partir de 1816, organisa de nombreux meetings populaires, notamment celui de Manchester qui fut dispersé violemment par la yeomanry (16 août 1819) et à la suite duquel Hunt fut condamné à deux ans de prison. Membre de la Chambre des communes de 1830 à 1833, il mourut de paralysie le 15 février 1835 (Dictionary of National Biography, t. XXVIII, p. 264).
[389] Kinnaird (Charles, Lord), né 8 avril 1780; membre de la Chambre des communes de 1802 à 1805, il vota constamment avec les whigs. Il fut nommé, en 1806, pair représentatif d'Écosse. Lord Kinnaird résida beaucoup sur le continent. Il avait épousé, en mai 1806, Lady Olivia Fitzgerald, dernière fille du second duc de Leinster, et mourut le 11 décembre 1826 (Dictionary of National Biography, t. XXXI, p. 189).—Lady K. est peut-être Lady Kinnaird.
[390] Cholmondeley (George-James, premier marquis de), né le 11 mai 1749, mort le 10 avril 1827. Créé marquis le 22 novembre 1815. Épouse le 25 avril 1795 Charlotte Bertie (Œttinger, Moniteur des dates).—Son père, George, vicomte Malpas, mort en 1764, avait eu de son mariage avec Hester, fille de Sir Francis Edwards: 1o George-James dont il vient d'être question; 2o une fille, Hester, qui épousa William Clapcott-Lisle, dont elle eut une fille, mariée à Charles Arbuthnot (John Burke, A genealogical and heraldical Dictionary of the Peerage and Baronetage of the British Empire, in-4o, Londres, Henry Colburn, 1845, p. 206).—Cette dernière était donc la nièce de Lord Cholmondeley.
Lord Arbuthnot, né en 1767, sous-secrétaire d'État aux affaires étrangères, de novembre 1803 à juin 1804, fut ensuite ambassadeur extraordinaire à Constantinople en 1807. Il mourut en 1850. Après la mort de sa première femme, il épousa Harriett, troisième fille de Henry Fane (Dictionary of National Biography, t. II, p. 61).