[583] Souvenirs du baron de Barante, t. VI, p. 80. La duchesse de Talleyrand au baron de Barante. Baden, 15 juillet 1838.
[584] Ibid., t. VI, p. 339. La duchesse de Talleyrand au baron de Barante. Paris, 27 septembre 1839.
[585] Journal du maréchal de Castellane, t. III, p. 330.—C'est à tort que l'éditeur des Souvenirs du baron de Barante place ce Beauséjour près de Saint-Germain.
[586] Greville, Les quinze premières années du règne de la reine Victoria, p. 368.
[587] Elle partagea son temps, pendant ce séjour à l'étranger, entre Londres, Richmond, Brighton et Schlangenbad, continuant à recevoir les hommes politiques de tous les partis. Le 3 juillet 1849, le duc Decazes, parlant d'un voyage qu'il venait de faire à Richmond, écrivait au baron de Barante: «Mme de Lieven a son salon ouvert tous les jours à 4 et à 8 heures. Guizot y vient régulièrement à 2 heures et après dîner.» (Souvenirs du baron de Barante, t. VII, p. 456).—En Angleterre, où elle retourna en 1850, elle ne sut résister à son goût pour l'intrigue. Le prince Albert, dans un mémorandum daté d'Osborne, 8 août 1850, raconte que Palmerston s'inquiète du complot tramé contre lui à l'instigation d'étrangers, «se plaignant particulièrement... de Guizot, de la princesse de Lieven, etc., etc.» (La reine Victoria d'après sa correspondance inédite, t. II, p. 388).
La lettre ci-dessous, jusqu'à présent inédite, donne quelques détails sur la vie que menait Mme de Lieven à Richmond. Elle était adressée à M. Jacques Tolstoï, attaché à l'ambassade de Russie à Paris, et provient de la précieuse collection d'autographes de M. le général Rebora.
Richmond, mardi le 15 août 1848.
Rien ne pouvait me faire plus de plaisir que d'apprendre votre arrivée, Monsieur, et je vous remercie bien vite de l'avis que vous m'en donnez et de votre bonne intention de venir me voir. Permettez-moi de vous proposer demain mercredi. Voulez-vous venir le matin? Je suis visible depuis midi, et je sors à 3 heures pour ma promenade. Ou bien voulez-vous dîner avec moi? Je dîne à 6 heures précises. Si ni l'une ni l'autre de ces propositions ne vous agréent, peut-être seriez-vous ici avant 3 heures pour faire avec moi une promenade dans ce charmant pays. Vous n'aurez plus le temps de me répondre, à moins que ceci ne vous parvienne aujourd'hui de bonne heure. Dans ce cas, dites-moi un mot. Si non, je vous attendrai demain à l'un des moments indiqués, et je vous assure que je m'en réjouis beaucoup.
Mille compliments.
La princesse de Lieven.