"Votre petite Phyllis."

"29 août.

"Mon cher Kerjean, qu'allez-vous penser? Vraiment, les hommes ont des idées singulières! Vous craignez que ma société ne plaise que trop à M. Valois… Vous me recommandez la prudence… et même la méfiance et je ne sais quoi… Mon pauvre Bon-géant, vous êtes fou! Songez que M. Valois est un homme sérieux, un homme marié, qu'il a au moins dix ans de plus que vous, qu'il pourrait être mon père!… Le voyez-vous me faisant la cour? C'est absurde.

"Je vous jure que je ne suis pour lui qu'une enfant à peine plus âgée que Liliane. Dormez donc tranquille!

"Au revoir, mon ami, je vous envoie mes plus tendres gentillesses.

"Phyllis."

"3 septembre.

"J'ai "démaigri" un peu… et surtout je me sens plus brave.

"On espère toujours, Kerjean, rien n'est plus vrai… L'oubli de certains souvenirs est difficile… je ne le vois que trop!… Ne peut-il paraître à quelqu'un d'autre aussi impossible qu'à moi?… Je suis folle!…

"Au revoir et bien affectueusement à vous, cher Bon-géant d'autrefois.