[5] Comicia centuriata, dont il est si souvent parlé dans l’histoire Romaine.
[6] Toutes les affaires se décidant à la pluralité des suffrages, il étoit inutile de recueillir les voix des dernières centuries, dès que les cent premières étoient d’accord sur un objet.
[7] La couronne de Rome étoit élective. Voyez Tite-Live et Denys d’Halicarnasse.
[8] Cet événement arriva l’an de Rome 244.
[9] Eo nuncio erecti patres; erecta plebs; sed patribus nimis luxuriosa ea fuit lætitia: plebi, cui ad eam diem summâ ope inservitum erat, injuriæ à primoribus fieri cœpere. Tit. Liv. L. 2. Dum metus à Tarquinio, æquo et modesto jure agitatum. Dein, servili imperio patres plebem exercere, de vita atque tergo, regio more consulere; agro pellere et cæteris ex partibus soli in imperio agere, quibus sævitiis, et maximè fœnoris onere oppressa plebs, &c. Sal. in Frag.
[10] Le consul Valerius étoit fort attaché aux intérêts du peuple, ce qui lui mérita le surnom glorieux de Publicola. Pendant la guerre de Tarquin, il se tint plusieurs comices par tribus, et c’est dans une de ces assemblées que Valerius fit un jour baisser ses faisceaux pour faire entendre que c’étoit dans l’assemblée du peuple que résidoit la puissance publique. Il porta aussi une loi par laquelle il étoit permis d’interjeter appel devant le peuple des sentences des magistrats; cette loi s’appela la loi Valeria.
[11] C’est le premier des Romains qui ait aspiré à la tyrannie. Ayant été fait consul avec Proculus Virginius, l’an de Rome 268, il proposa la loi agraire, c’est-à-dire, une loi par laquelle il étoit ordonné qu’après avoir fait un dénombrement des terres conquises dont les nobles s’étoient emparés, ou qu’ils s’étoient fait adjuger à vil prix, on les partageroit également entre tous les citoyens. En portant une loi, disent les historiens, qui devoit causer tant de troubles, Cassius n’avoit d’autre objet que de se rendre le maître de Rome. Le peuple, qui pénétra ses intentions, non-seulement ne le seconda pas, mais l’abandonna même au ressentiment de la noblesse qui le fit périr, sans avoir l’attention de détourner avec adresse sur la loi de Cassius la haine qu’on portoit à son auteur.
[12] Il faut principalement attribuer ce respect à l’usage des cliens établi par Romulus. Après que ce prince eut créé un sénat, il voulut que chaque plébéïen s’y choisît un patron qui étoit obligé de lui accorder sa protection. Les cliens rendoient de grands honneurs à leur protecteur; ils l’accompagnoient dans les rues, et ne pouvoient lui refuser leur suffrage quand il se mettoit sur les rangs pour quelque magistrature. Si le patron étoit pauvre, ses cliens s’imposoient eux-mêmes une taxe pour marier ses filles, acquitter ses dettes, ou payer sa rançon lorsqu’il avoit été fait prisonnier de guerre. Un patron et son client ne pouvoient comparoître en justice pour déposer l’un contre l’autre. Ces devoirs étoient sacrés chez les Romains et l’usage n’en fut pas même entièrement aboli depuis la création des tribuns.
[13] Ce fut l’an 259, c’est-à-dire, quinze ans après l’exil des Tarquins, que le peuple se retira sur le Mont-Sacré.
[14] Les Observations sur l’histoire de la Grèce. Voyez le premier livre.