[78] Nunc demum redit animus, et quamquam primo statìm beatissimi sæculi ortu Nerva Cæsar res olim dissociabiles miscuerit, principatum ac libertatem, augeatque quotidiè facilitatem imperii Nerva Trajanus. (Tac. in vit. Agric.)

[79] Naturâ infirmitatis humanæ, tardiora sunt remedia quam mala, et ut corpora lente augescunt, citò extinguuntur. Sic ingenia studiaque oppresseris facilius, quam revocaveris. Subit quippe etiam ipsius inertiæ dulcedo: et invisa primo desidia postremò amatur. (Tac. in vit. Agric.)

[80] Suscepere duo manipulares imperium populi romani transferendum, et transtulerunt. (Tac. Hist. l. 1.)

[81] Dioclétien s’associa Maximien, depuis surnommé Hercule. Ces deux empereurs partagèrent l’empire; l’un eut l’Orient, et l’autre l’Occident; mais ils gouvernoient ensemble, et aucun d’eux ne se regarda comme le maître particulier des provinces dont il avoit l’administration. Sentant ensuite combien il leur étoit encore difficile d’avoir l’œil sur toutes les armées, et de garantir à la fois l’empire contre les incursions des Barbares, et leur personne contre les entreprises des armées, ils se créèrent chacun un César. Dioclétien choisit Maximien Galère, à qui il confia le gouvernement de la Thrace et de l’Illyrie. Maximien élut Constance Chlore, et lui abandonna l’Espagne, les Gaules et la Bretagne.

[82] Voyez les Observations sur l’histoire de la Grèce.

[83] Voyez dans Tite-Live, l. 1. les réglemens de ce prince, au sujet des déclarations de guerre. L’esprit de ces réglemens tendoit à rendre les guerres plus rares, en les faisant précéder d’une espèce de négociation, et de certaines formalités qui empêchoient qu’on ne se livrât à ses premiers mouvemens.

[84] Il ne suffisoit pas d’être citoyen Romain pour avoir l’honneur d’être soldat. Ceux qui n’avoient pas quatre cents dragmes de bien, et que pour cette raison, on nommoit capite censi, qui ne faisoient que nombre dans le cens, ne servoient que dans les extrêmes nécessités. On les employa sur mer l’an 489 de Rome que la république commença à avoir des flottes. Quand le luxe eut avili la profession de soldat, on remplit les armées de ces citoyens; Marius en donna l’exemple, en allant faire la guerre à Jugurtha.

[85] On ne pouvoit demander une magistrature, qu’après avoir servi dix ans.

[86] On commençoit à servir à l’âge de 17 ans jusqu’à 45. Après qu’on avoit fait quinze campagnes, on étoit vétéran, c’est-à-dire, qu’on n’étoit obligé de prendre les armes que pour la défense de la ville, et dans les occasions où la république auroit été en danger.

[87] Le nombre des soldats d’une légion a varié, même dans le temps de la république. Il a été, suivant les circonstances, de trois mille, de quatre mille, de cinq mille et même de six mille hommes. Sous les empereurs, la légion étoit composée de dix à onze mille hommes.