[135] Dans le troisième livre.
[136] Caracalla recherchoit l’amitié des soldats par les flatteries les plus basses. Ce fut le premier des empereurs qui autorisa par des lois expresses le relâchement de la discipline.
[137] A Romanis quoque, trinis bellis, per maximos Duces, florentissimis temporibus, soli ex omnibus gentibus non pares solum, verum etiam victores fuere. (Just. l. 41.)
[138] Finito Hispaniensi bello, cum in Syriam ad componendum Orientis statum venisset (Augustus), metum Phrahati incussit, ne bellum Parthiæ vellet inferre. Itaque tota Parthia captivi ex Crassiano sive Antonii exercitu recollecti, signaque cum is militaria Augusto remissa sed et filii nepotesque Phrahatis obsides Augusto dati: plusque Cæsar magnitudine nominis sui fecit, quam armis alius imperator facere potuisset. (Just. l. 42.)
[139] Exercitum non ut aliæ gentes liberorum, sed majorem partem servorum habent.... Hos equitare et sagittare magna industria docent.... nec pugnare diù possunt: cæterum intolerandi forent, si quantus his impetus est, vis tanta et perseverentia esset.... carne non nisi Venatibus quæsita vescuntur.... ingenia genti tumida, seditiosa, fraudulenta, procacia... semper aut in externos, aut in domesticos motus inquieti. Principibus metu non pudore parent. (Just. l. 41.)
[140] Cette révolution arriva sous le règne de l’empereur Alexandre Sévère, l’an de J. C. 226.
[141] Je ne parle pas de Julien, qui, pour rétablir l’idolâtrie et ruiner le christianisme, fit tout ce que peut imaginer la politique la plus adroite. Constante favorisa l’arianisme, et Jovien la doctrine du concile de Nicée. Valens fait la guerre aux catholiques; et Gratien, de même que Valentinien, aux hérétiques, &c.
[142] Les Goths ne formèrent qu’une nation jusqu’au temps de l’irruption des Huns en Europe. Ceux qui habitoient les provinces Orientales de leur domination s’appelèrent Ostrogoths, c’est-à-dire, Goths d’Orient. Ceux des provinces Occidentales se nommoient Visigoths, c’est-à-dire, Goths d’Occident. Ils composèrent deux nations séparées et indépendantes, depuis que les premiers furent subjugués par les Huns, et que les seconds se furent réfugiés dans la Moésie; mais se souvenant toujours de leur origine commune, ils se regardèrent comme frères et alliés.
[143] J’aurois pu faire ici cent argumens pour justifier Stilicon; mais ce que j’ai dit suffit, si je ne me trompe, pour les personnes sensées. Cette fameuse irruption des Vandales dans les Gaules arriva l’an de J. C. 406.
[144] Stilicon, au rapport des historiens, prétendoit que Théodose, surnommé le Grand, l’avoit nommé régent des deux empires: il avoit dessein, dit-on, d’aller en Orient pour y faire reconnoître ses droits et déposséder Rufin.